La formation, une priorité

« Le pôle football de l’est du canton »

 

CHRISTOPHE VUILLOMENET, DIRECTEUR SPORTIF DU FC MARIN-SPORTS, SE RÉJOUIT DE LA QUALITÉ DE LA FORMATION OFFERTE PAR LE GROUPEMENT BAS-LAC.

Lorsqu’ils arrivent sur le terrain en orange et noir, les spectateurs ont un petit goût de Real Madrid. Mais dès l’instant où la chanson de ralliement retentit, ils sont fixés. Devant eux, ils ont bien mieux que le Real: ils vont voir une Équipe de Bas-Lac. «Avec Saint-Blaise, nous avons voulu donner une identité propre à  notre groupement. Nous avons choisi ces deux couleurs» explique Christophe Vuilliomenet, directeur sportif du FC Marin-Sports. Aujourd’hui, le groupement, né il y a une décennie, compte sept équipes (juniors D à  A), soit près de 150 joueurs!

IMPOSSIBLE SEUL

Cette mise en commun des forces permet non seulement au club marinois de proposer des équipes dans toutes les catégories d’âge, mais surtout d’en proposer à un niveau interrégional: «Seul, ce serait impossible», continue Christophe Vuilliomenet. Cette émulation par le haut facilite l’intégration des juniors en fin de cursus dans les premières équipes respectives. Sans compter que le niveau attire également des joueurs talentueux plus loin à la ronde: «Cela attise la concurrence. Nous sommes devenus le pôle football à l’est du canton.» Ceci avec des entraîneurs qualifiés, même s’ils ne sont pas rémunérés, seulement défrayés par les indemnités reçues par les clubs pour leur engagement.

Si le passé du groupement n’a pas toujours été facile dans les relations entre les clubs concernés, aujourd’hui Christophe Vuilliomenet loue la collaboration avec le FC Saint-Blaise. «En 2013, après le retrait d’Hauterive, nous avons eu quelques mois pour monter une nouvelle structure. Et cela se passe très bien.» Tout comme les relations avec la Fondation Gilbert Facchinetti, à  Neuchâtel.

Reste que le quotidien du directeur sportif n’est pas un long fleuve tranquille: «A ces âges, le football subit la concurrence de nombreuses autres activités. Ce n’est pas évident à maintenir la motivation. Parfois, les jeunes ne se rendent pas compte du travail qui est nécessaire pour leur permettre de s’entraîner trois fois par semaine.» Un début de regret balayé par l’engagement des éléments passionnés: «Le plaisir de les voir, heureux, entre copains, compense tout. Maintenant, il ne manque plus qu’une première équipe en deuxième ligue. Je pense que c’est la place du FC Marin-Sports. Le village et la région ont les moyens d’évoluer à ce niveau de jeu.» Aussi pour donner des perspectives attrayantes aux jeunes pousses, dont les talents n’échappent pas aux clubs concurrents une fois leur formation terminée. Mais Christophe Vuilliomenet ne désespère pas : «C’est le lot des clubs formateurs. Et puis je ne désespère pas de voir émerger un groupe de clubiste.»

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